mercredi 2 juillet 2008
Vivre
la vie est sans mot, sans explication, sans savoir. Les mots sont des concepts, des production de l'ego... Le mot "vie" n'est pas la vie. Toute explication est le déploiement d'un concept; une dilution de ce qui n'est déjà pas la vie. Savoir est accumuler des concepts. Paraphrasant Agélus Silésius nous pouvons dire: "la Vie est sans pourquoi". Tout "pouquoi" est une construction intelectuelle; le contarire de la vie. Toute doctrine est issue d'un "pourquoi"... c'est pourquoi, généralement, les doctrines sont facteurs de mort.
mardi 1 juillet 2008
ombre et lumière

La lune fugitive vole de nuage en nuage, le vent puissant la poursuit. Ombres et lumières se succèdent sur la terre et en mon âme impuissante.
Ainsi je me sens passif devant les nuits noires et les pleins soleils de l'esprit. Entre ces jours où le quotidien me submerge et ces moments de grâce, si brefs, ou le calme et la volupté régent sur mon cœur apaisé.
Est-ce le destin de l'homme que de vivre à mi-chemin entre le ciel et la glèbe? Ecartelé de désir je vais par les sentiers de la connaissance vers un éternel midi...C'est du moins mon espoir, si non à quoi bon?
Ainsi je me sens passif devant les nuits noires et les pleins soleils de l'esprit. Entre ces jours où le quotidien me submerge et ces moments de grâce, si brefs, ou le calme et la volupté régent sur mon cœur apaisé.
Est-ce le destin de l'homme que de vivre à mi-chemin entre le ciel et la glèbe? Ecartelé de désir je vais par les sentiers de la connaissance vers un éternel midi...C'est du moins mon espoir, si non à quoi bon?
« Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit » écrivait Khalil Gibran.
Il y a celui qui cherche et celui qui a trouvé. Celui qui cherche est dans les affres de l'incertitude. Il va de ténèbres en lumière, d'exaltation en déconvenue, il souffre de désir insatisfait. Celui qui a trouvé ne connaît rien de cela ; mais il a trouvé un reflet de lui-même, une idole, une projection de son ego. Peut-on espérer une fin à la quête de l'infini ? Les religions révélées permettent de satisfaire les deux aspirations; la quête et la certitude. Malheureusement leurs responsables sont souvent des gens de certitude et non plus de quête. Ainsi en est-il de la quête comme du bonheur, de l'arbre fruitier ou du soleil. Si le soleil nous éclaire ce n'est pas parce qu'il a pour but de produire de la lumière. Mais cette lumière est la conséquence de son activité. Le fruit n'est pas le but de l'arbre il est son enfant, le signe de la vie qui passe à travers lui. Le bonheur est comme une rose qui vient au rosier qui fut douloureusement coupé en hiver et qui, sentant venir la sécheresse tend son fruit vers l'avenir. La quête n'est pas faite pour trouver, mais bien pour que tu demeures en vie spirituellement. Crois-tu que tes forces peuvent te faire comprendre Dieu ? Non, mais Il se donne un peu, de temps à autre, à ta mesure, selon la capacité de ton cœur. Et tu nommes plénitude cette parcelle de lumière qui te déborde. Comme le vase dans lequel tu mets un peu de l'eau de la mer pense contenir l'océan. Ainsi, après tant et tant de nuits de quête, te vient, telle une rose au rosier, un peu de la saveur de l'infini. Et tu crois comprendre les pourquoi et les comment alors que la rose est sans pourquoi... elle est.
Ainsi une religion qui donne les réponses aux questions que se posent les hommes est-elle une religion pour un temps, celui des questions. Mais elle ne sert de rien au quêteur d'infini. Seul compte l'instant de bonheur qui te fut donné qui t'a comblé et remis en chemin, en désir de route. Le chemin de Santiago va bien à Santiago, mais il continu bien au-delà. Il va jusque là où fini la terre, puis au loin, il se poursuit sur l'océan jusqu'à l'horizon qui fuit à mesure que tu avances. Est-ce Santiago ton but, ou le voyage ? Si c'est Santiago, la ville et la basilique t'adviendront comme un cadeau que tu connaissais déjà. Mais si tu prolonge ton chemin, si tu restes en quête sur la surface de la terre, il t'adviendra des pays inconnus des hommes ordinaires. Ces terres ne sont pas but du voyage, mais conséquence de ta quête. Comme le rosier ignore la fleur qui lui adviendra..... La projection de nos idées, ou plutôt des idées que nous avons reçues, donne forme et couleur au réel. Sur le chemin initiatique il semble important de se défaire de ce que nous croyons connaître et savoir. Toi qui es mort de la triple mort, physique, affective et intellectuelle et qui sait que ce n'est plus toi qui vis en toi, mais le Tout Autre, tu te laisses conduire vers la "Docte Ignorance" ou vers ce "nuage d'inconnaissance". Redevenir comme un petit enfant, ne plus rien savoir mais éprouver en soi la sensation de l'Unicité, c'est la voie royale. Ainsi, ne connaissant pas le but du chemin nous le faisons pour le chemin. Santiago n'est pas le but du chemin, le but, c'est le chemin... Ultréïa disaient les anciens pèlerins "toujours plus outre".
Ainsi une religion qui donne les réponses aux questions que se posent les hommes est-elle une religion pour un temps, celui des questions. Mais elle ne sert de rien au quêteur d'infini. Seul compte l'instant de bonheur qui te fut donné qui t'a comblé et remis en chemin, en désir de route. Le chemin de Santiago va bien à Santiago, mais il continu bien au-delà. Il va jusque là où fini la terre, puis au loin, il se poursuit sur l'océan jusqu'à l'horizon qui fuit à mesure que tu avances. Est-ce Santiago ton but, ou le voyage ? Si c'est Santiago, la ville et la basilique t'adviendront comme un cadeau que tu connaissais déjà. Mais si tu prolonge ton chemin, si tu restes en quête sur la surface de la terre, il t'adviendra des pays inconnus des hommes ordinaires. Ces terres ne sont pas but du voyage, mais conséquence de ta quête. Comme le rosier ignore la fleur qui lui adviendra..... La projection de nos idées, ou plutôt des idées que nous avons reçues, donne forme et couleur au réel. Sur le chemin initiatique il semble important de se défaire de ce que nous croyons connaître et savoir. Toi qui es mort de la triple mort, physique, affective et intellectuelle et qui sait que ce n'est plus toi qui vis en toi, mais le Tout Autre, tu te laisses conduire vers la "Docte Ignorance" ou vers ce "nuage d'inconnaissance". Redevenir comme un petit enfant, ne plus rien savoir mais éprouver en soi la sensation de l'Unicité, c'est la voie royale. Ainsi, ne connaissant pas le but du chemin nous le faisons pour le chemin. Santiago n'est pas le but du chemin, le but, c'est le chemin... Ultréïa disaient les anciens pèlerins "toujours plus outre".
vendredi 27 juin 2008
saisons
« To Autumn;
Season of mists and mellow fruitfulness,
Close bosom-friend of the maturing sun,
Conspiring with him how to load and bless
With fruit the vines that round the thatch-eaves run.... »
« A l'automne.
Ô Saison de brumes et de fruits doux ,
Ami intime du soleil mûrissant,
De concert avec lui tu charges et bénis
De fruits la treille qui grimpe sur la chaume des toits ».
Keates
Mon corps n'est plus ce fidèle serviteur qui me procurait du plaisir dans le sport ou dans l'amour. D'injustes douleurs m'assaillent. Injustes, car elles ne sont pas la rançon d'un moment de bonheur à faire de l'exercice. Ainsi est l'âge qui nous oriente vers d'autres activités, d'autres plaisirs. Faut-il, pour autant refuser de vieillir? Faut-il, à coup de pilules miracles refuser cette évolution vers un autre état d’être? Pour ma part je ne le crois pas; ce que la Vie nous donne a sa raison et cette frustration cache mille et un petits bonheurs subtiles. Mais à la condition de l’accepter, car le seul moyen de sortir de la frustration est de le faire « par le haut » dans la sublimation de l’acceptation.
De fait, nous avons de plus en plus tendance à considérer notre corps comme un outil. Témoins les sportifs et autres artistes qui vivent de la spécificité des possibilités de leur corps et le dopent. Pour moi c’est un outil qui me permet de remplir une fonction dans le macrocosme, un outil plus ou moins fidèle. Mais en tout cas je ne suis pas ce corps et ce corps n'est pas moi. Il y a un corps qui me véhicule, j'ai un corps qui permet à un "moi" de vivre l'illusion de l'individualité. Il y a une forme comme une vague au-dessus de la mer, une vague gonflée par le vent, une vague qui n'est qu'une ride sur l'océan, rien de plus...
Je m'achemine sereinement vers le couchant de la vie. Déjà s'apaise la chaleur ardente des passions et mes sens laissent un peu plus de place à la réflexion. Le chemin fut sinueux qui se dessine moins tord et qu'une douce pente agrémente. Ce n'est pas encore la nuit, non mais cette heure où se lève une douce brise apportant entremêlés tous les parfums du jour passé. Ici les blés fauchés, là l'odeur de l'eau qui irrigue un jardin, un peu de fleurs et de fruits murs, toutes les activités des hommes ne sont plus qu'un mélange, une unique sensation rassurante, bienfaisante. Brel chantait: "je suis un soir d'été", je le réalise aujourd'hui. Assis sur un banc, spectateur invisible de tout et de moi même je médite :
jeudi 26 juin 2008
masturbation matinale, éjaculation précoce.... branlettes diverses
Me voici encore avec une charrette matinale de mots. Provende nocturne fraîche et humide de rosée. Je ne sais encore ou les phrases me mènent et ce que ces propositions vont vouloir dire . Le texte possède sa liberté, son autonomie, sa logique propre. Il m'utilise pour prendre forme et vie, force et vigueur. Il préexiste à ma pensé dans le monde des idées et se pose là au bout de mes doigts. Ainsi les idées prennent forme dans notre monde mais elles viennent d'ailleurs, nous n'en sommes que les vecteurs, les médiateurs plus ou moins conscients. Et si raison il y avait? Et si la raison d'être de l'homme était de donner corps aux idées? Ce matin je pense à Marie qui sut dire "amen" qui put se laisser féconder, confiante, par un Verbe venu d'en haut... Se laisser posséder, se laisser aimer par le Divin.
Je me lève et, encore halluciné des brumes de la nuit, je viens féconder le clavier de mes doigts que le sommeil rend encore hésitants. Je féconde l'écran aussi, exhibant les patries intimes caressées par Morphée, entr'aperçues à la faveur d'un reflet sélénien. Je vous invite à cet agape du rêve, à ce partage visionnaire. De ces contrées visitées je vous ai rapporté des effluves de paradis, des icônes de sagesse, des plumes d'anges et quelques sucreries acidulées que fabriquent les nuages empourprés du couchant. Ce n'est pas un échange c'est un cadeau que j'ai le bonheur de vous faire chaque matin. Et ce bonheur me suffit, il est mon seul moteur. Je suis un peu comme ce plongeur qui remonte des coquillages rares pour les donner aux enfants qui écarquillent les yeux sur la plage. Le bonheur partagé me suffit. merci de votre fraternelle présence, de votre indulgente lecture...
Le plus beau de ces coquillages est éternellement vivant. Ses reflets nacrés se sont emparés de mon âme, et plus je le donne plus il est présent en moi. Il a nom savant : Poésie.
La poésie me poursuit et m'enserre, elle se fait grain de sable dans la mécanique trop huilé des phrases, pavé dans la mare de café qui permet de voir plus loin que l'immédiat présent du mot; Elle est fleur qui affleure dans les photos d'or trop graves. Elle surgit et rugit autonome et libre au delà de mon discours, dit et cours devant mon propos plus loin que ma pensée. Elle se retourne et me nargue comme un miroir que je croyais ne pas voir, que je ne savais pas pouvoir. Elle me précède éclairant des pas que mon esprit tarde à faire. La poésie est symbole et dit plus que le texte. Elle parle au nom d'un ailleurs de l'être présent qui devient son instrument, son valet. Son porte flingue quand elle est révolté ou porte plume des anges quand elle chante la divine présence. La poésie me guette tapie dans l'ombre comme un serpent qui siffle sur nos têtes ou pleure les sanglots longs des violons de l'automne... la poésie est à la prose ce que l'avion est au camion, ce que le voilier est au tanker ce que l'aigle est à la tortue. Elle scie les barreaux de la prison rhétorique, libère le diamant de sa gangue... la poésie est initiatrice, elle est la Force née de la Sagesse et de la Beauté!
Il est possible, qu'un jour, la terre prenne des vacances et s'arrête de tourner. Il est possible que le soleil, vieillissant se refroidisse et que la lune dans un accès de folie s'en aille faire la cour à une étoile du fin fond de l'univers. Plein de choses sont de la sorte possibles qui nous paraissent improbables. Pourtant il faut de temps à autre y croire, si non, plus de Petit Prince, plus de Belle au Bois Dormant, plus de rêve... Or le rêve, l'imaginaire est à notre pauvre tête ce que l'eau est à la plante... rêvons donc, imaginons des mondes meilleurs, cet arrosage est la garantie qu'il y aura des fleurs demain... Seuls le rêve et la poésie peuvent nous permettre d’appréhender le réel dans ses aspects les plus mystérieux. Ils confèrent à notre vision un relief qui manque aux états de perception ordinaires de la veille active. Ou plutôt ces états ne sont qu’une forme banalisée du rêve. Car enfin de compte percevons-nous autre chose que nos illusions ?
Bulle de savon irisée, un peu d'eau, un peu d'air.... sommes nous autre chose? Pourtant nous avons un singulier talent de comédien et nous jouons nos rôles sur la scène de la vie avec une réelle conviction. Nous prétendons nous mouvoir et ce n'est que le vent qui nous pousse çà et là. Nous prétendons avoir un but, mais ne connaissons ni le début ni la fin de l'acte... Nous prétendons à l'éternité mais nous ne durons que ce que durent les bulles, alors à quoi bon? Nous ne percevons des uns et des autres à peine plus que ce petit bout d’arc-en-ciel.
Et qu’en est-il de la réalité de l’arc-en-ciel ?
Alors ? Alors faire sa vie comme l'on fait l'amour... Uniquement investi dans la sensation de l'instant présent, attentif au bonheur partagé, sans se préoccuper du but, de la fin. Faire de sa vie un acte d'amour avec chaque parcelle du Vivant, partager le bonheur d'être ensemble, le bonheur que l'Être nous partage... Et un beau soir s'éjaculer dans les étoiles pour l'ultime bonheur, la rencontre avec Lui, Celui qui est ce qui est, tout ce qui est.
Sur le balcon, s'ouvrent les fleurs, sourire de la vie, bonheur simple sans utilité, don gratuit que nous offre la Nature. "La rose est sans pourquoi" disait Angélus Silésius... La vie est sans pourquoi, elle ne trouve sa raison d'être en rien d'autre qu'elle-même. Elle est don gratuit, bonheur simple, sans utilité et de ce fait tellement précieuse. J'arroserais chaque jour les fleurs de la vie pour qu'elles s'épanouissent, sans but, sans pourquoi, juste pour le bonheur...
Je me lève et, encore halluciné des brumes de la nuit, je viens féconder le clavier de mes doigts que le sommeil rend encore hésitants. Je féconde l'écran aussi, exhibant les patries intimes caressées par Morphée, entr'aperçues à la faveur d'un reflet sélénien. Je vous invite à cet agape du rêve, à ce partage visionnaire. De ces contrées visitées je vous ai rapporté des effluves de paradis, des icônes de sagesse, des plumes d'anges et quelques sucreries acidulées que fabriquent les nuages empourprés du couchant. Ce n'est pas un échange c'est un cadeau que j'ai le bonheur de vous faire chaque matin. Et ce bonheur me suffit, il est mon seul moteur. Je suis un peu comme ce plongeur qui remonte des coquillages rares pour les donner aux enfants qui écarquillent les yeux sur la plage. Le bonheur partagé me suffit. merci de votre fraternelle présence, de votre indulgente lecture...
Le plus beau de ces coquillages est éternellement vivant. Ses reflets nacrés se sont emparés de mon âme, et plus je le donne plus il est présent en moi. Il a nom savant : Poésie.
La poésie me poursuit et m'enserre, elle se fait grain de sable dans la mécanique trop huilé des phrases, pavé dans la mare de café qui permet de voir plus loin que l'immédiat présent du mot; Elle est fleur qui affleure dans les photos d'or trop graves. Elle surgit et rugit autonome et libre au delà de mon discours, dit et cours devant mon propos plus loin que ma pensée. Elle se retourne et me nargue comme un miroir que je croyais ne pas voir, que je ne savais pas pouvoir. Elle me précède éclairant des pas que mon esprit tarde à faire. La poésie est symbole et dit plus que le texte. Elle parle au nom d'un ailleurs de l'être présent qui devient son instrument, son valet. Son porte flingue quand elle est révolté ou porte plume des anges quand elle chante la divine présence. La poésie me guette tapie dans l'ombre comme un serpent qui siffle sur nos têtes ou pleure les sanglots longs des violons de l'automne... la poésie est à la prose ce que l'avion est au camion, ce que le voilier est au tanker ce que l'aigle est à la tortue. Elle scie les barreaux de la prison rhétorique, libère le diamant de sa gangue... la poésie est initiatrice, elle est la Force née de la Sagesse et de la Beauté!
Il est possible, qu'un jour, la terre prenne des vacances et s'arrête de tourner. Il est possible que le soleil, vieillissant se refroidisse et que la lune dans un accès de folie s'en aille faire la cour à une étoile du fin fond de l'univers. Plein de choses sont de la sorte possibles qui nous paraissent improbables. Pourtant il faut de temps à autre y croire, si non, plus de Petit Prince, plus de Belle au Bois Dormant, plus de rêve... Or le rêve, l'imaginaire est à notre pauvre tête ce que l'eau est à la plante... rêvons donc, imaginons des mondes meilleurs, cet arrosage est la garantie qu'il y aura des fleurs demain... Seuls le rêve et la poésie peuvent nous permettre d’appréhender le réel dans ses aspects les plus mystérieux. Ils confèrent à notre vision un relief qui manque aux états de perception ordinaires de la veille active. Ou plutôt ces états ne sont qu’une forme banalisée du rêve. Car enfin de compte percevons-nous autre chose que nos illusions ?
Bulle de savon irisée, un peu d'eau, un peu d'air.... sommes nous autre chose? Pourtant nous avons un singulier talent de comédien et nous jouons nos rôles sur la scène de la vie avec une réelle conviction. Nous prétendons nous mouvoir et ce n'est que le vent qui nous pousse çà et là. Nous prétendons avoir un but, mais ne connaissons ni le début ni la fin de l'acte... Nous prétendons à l'éternité mais nous ne durons que ce que durent les bulles, alors à quoi bon? Nous ne percevons des uns et des autres à peine plus que ce petit bout d’arc-en-ciel.
Et qu’en est-il de la réalité de l’arc-en-ciel ?
Alors ? Alors faire sa vie comme l'on fait l'amour... Uniquement investi dans la sensation de l'instant présent, attentif au bonheur partagé, sans se préoccuper du but, de la fin. Faire de sa vie un acte d'amour avec chaque parcelle du Vivant, partager le bonheur d'être ensemble, le bonheur que l'Être nous partage... Et un beau soir s'éjaculer dans les étoiles pour l'ultime bonheur, la rencontre avec Lui, Celui qui est ce qui est, tout ce qui est.
Sur le balcon, s'ouvrent les fleurs, sourire de la vie, bonheur simple sans utilité, don gratuit que nous offre la Nature. "La rose est sans pourquoi" disait Angélus Silésius... La vie est sans pourquoi, elle ne trouve sa raison d'être en rien d'autre qu'elle-même. Elle est don gratuit, bonheur simple, sans utilité et de ce fait tellement précieuse. J'arroserais chaque jour les fleurs de la vie pour qu'elles s'épanouissent, sans but, sans pourquoi, juste pour le bonheur...
mercredi 11 juin 2008
L'économie... pourquoi?
Produire des biens pour le mieux être de l'homme; voilà qui est sans doute louable et fait sens, humainement parlant. Mais à quoi peut servir une économie qui, tounant pour elle même, ne génère que des bénéfices financiers et de la misère? Si l'économie n'est pas au service de l'homme, de tous les hommes elle n'a aucune raison d'être. Elle devient même un chancre qu'il faut détruire d'urgence. C'est en effet cette maladie honteuse qui est en pass de détruire la terre, notre mère nouricière et tous ses enfants (plantes et bêtes).
« Il faut faire passer l’homme avant le profit, la croissance spirituelle avant le PNB. »Théodore Monod
fin des temps?
Ainsi tout ce qui a un début a aussi une fin.
La terre, l'animal, l'homme eurent un début. Tous feront retour au Néant dont ils sont venus. Reste que les temps qui se préparent, et qui sont la fin de quelque chose, risquent d'être très durs. Famines, catastrophes écologiques, guerres de survie, violences en tout genre seront le lot des décennies à venir là où ils ne ne sont pas déjà. Une fin dans la douleur? Douleur pour tout vivant; plante, bête et autres...
Fin d'un cycle en tous cas, fin de l'âge d'or... Et l'homme, qui se croit l'aboutissement de la création est assez semblable au cancer qui ronge la terre. Et si il n'était que l'agent de cette fin inéluctable... l'agent et la première victime. Le premier à pâtir de la mort du corps qu'il infecte n'est-il pas le mal lui même qui voit sa fin en cette mort?
Cela repose la question du "libre arbitre": Depuis quarante ans que l'on sait que l'on va vers cette catastrophe et que rien n'est fait, ou pas assez, ou trop tard; n'est-ce pas parce que l'homme est programmé pour cette destruction?
Le philosophe dira:
"Tout est en perpétuelle transformation, le monde qui t'entoure et toi même. Ainsi rien de ce qui te composait hier n'est présent aujourd'hui... seule est permanente l'illusion de l'ego"
Ou encore:
"Seul le changement est permanent!"
La terre, l'animal, l'homme eurent un début. Tous feront retour au Néant dont ils sont venus. Reste que les temps qui se préparent, et qui sont la fin de quelque chose, risquent d'être très durs. Famines, catastrophes écologiques, guerres de survie, violences en tout genre seront le lot des décennies à venir là où ils ne ne sont pas déjà. Une fin dans la douleur? Douleur pour tout vivant; plante, bête et autres...
Fin d'un cycle en tous cas, fin de l'âge d'or... Et l'homme, qui se croit l'aboutissement de la création est assez semblable au cancer qui ronge la terre. Et si il n'était que l'agent de cette fin inéluctable... l'agent et la première victime. Le premier à pâtir de la mort du corps qu'il infecte n'est-il pas le mal lui même qui voit sa fin en cette mort?
Cela repose la question du "libre arbitre": Depuis quarante ans que l'on sait que l'on va vers cette catastrophe et que rien n'est fait, ou pas assez, ou trop tard; n'est-ce pas parce que l'homme est programmé pour cette destruction?
Le philosophe dira:
"Tout est en perpétuelle transformation, le monde qui t'entoure et toi même. Ainsi rien de ce qui te composait hier n'est présent aujourd'hui... seule est permanente l'illusion de l'ego"
Ou encore:
"Seul le changement est permanent!"
lundi 9 juin 2008
ne sais
Je ne sais ni où ni comment
Je ne sais que le bruit du vent
Je ne sais ni début ni fin
Je ne sais que le jour qui vient
je n'ai ni lieu ni espace
je n'ai que là pour place
je ne sais ni aller ni direction
Je ne sais ni pourquoi ni raison
je suis la vie qui passe
qui pulse au travers de la matière qui m'exprime
je suis la Vie qui crée les formes
Je suis une aux multiples visages
J'étais avant que ne furent les âges
Je ne sais que le bruit du vent
Je ne sais ni début ni fin
Je ne sais que le jour qui vient
je n'ai ni lieu ni espace
je n'ai que là pour place
je ne sais ni aller ni direction
Je ne sais ni pourquoi ni raison
je suis la vie qui passe
qui pulse au travers de la matière qui m'exprime
je suis la Vie qui crée les formes
Je suis une aux multiples visages
J'étais avant que ne furent les âges
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