
La tradition syndicale de la fête du travail ne remonte qu'à la fin du 19ème siècle. Pourtant le peuple Celte, en ce même jour de l'année, fêtait le dieu Lug, suprême artisan. Ce dieu dit "Longues mains" fut assimilé au Christ pancréator comme en témoigne la représentation qui en est faite à Vézelay. Dans certaines provinces, comme en Bourgogne, cette fête perdure sous sa forme ancienne puisque l'on fait "Mai". Cela signifie que les jeunes du village s'emparent durant la nuit de tout ce qui n'est pas sous clef et le portent au milieu de la place centrale où le propriétaire devra aller récupérer son bien. Cela symbolise le travail nocturne de changement qu'opère le Créateur dans la nature et rend hommage à ce qu'ailleurs l'on appellerait le Tao, le Verbe...
Ainsi par delà les siècles et les religions particulières, par delà les dénominations des traditions perdurent dont les hommes ont oublié l'origine et, en ce jour de l'an 2009, il est distrayant de voir les syndicats défiler à la gloire du dieu Lug et du Christ sans même le savoir. Il en est sans doute de même des zélateurs de telle ou telle religion qui continuent un culte qui remonte bien au delà leur mémoire et l'invention de leur dogme. Ainsi toutes les religions remontent à un racine commune: l'expérience de l'Indicible qu'il a été indispensable de traduire en symboles afin de partager...
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